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indienne




































Carte géographique des états (en lien)

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Le Gange à Rishikesh

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 










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La Yamuna à Agra


































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L'Indus

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La Godavâri

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La Narmadâ




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La Kaverî

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Nature sacrée

Pour la religion hindoue, la création de l'univers, du monde est l'oeuvre de l'Etre Suprême Brahman ; Cette création comprend toute forme de vie et par là-même, la nature.

La mythologie hindoue le monde serait porté par quatre éléphant , eux même porté par la tortue Akupara assurant le lien entre le ciel et la terre. Le Rig Veda et autres textes mtyhologiques accordent une place sacrée à la nature créée par Brahman.

Les hindous ont toujours été très proches de la nature , vénérant les montagnes, les fleuves, les forêts contenant arbres et plantes. Dans la philosophie hindoue, tout contenu provenant de l'énergie cosmique devient conscient : ainsi, les astres en brillant transmettent aux humains leur conscience et des êtres invisibles présents dans l'espace entre les astres et l'humain sont également conscients. Toute création représenterait un homme cosmique constitué de 14 couches formées elles mêmes de différents systèmes planétaires !

A notre échelle, les textes védiques décrivent les océans comme la taille de Vishnou, les montagnes et collines comme ses os. Les nuages seraient sa respiration, les fleuves ses veines et les arbres , ses poils ! Le soleil et la lune, deux grandes références rythmant nos repères jour/nuit représenteraient les yeux de la divinité.

Dans cette perspective, l'eau ( rivières et fleuves) , les reliefs ( monts) , la flore ( plantes et fleurs) et les animaux sont donc vénérés et inclus dans l'univers du sacré. Certains revêtent un caractère plus important en fonction de leur relation avec la vie des dieux. Le Banian, le Gange et les monts de l'Himâlaya symbolisent le sacré suprême pour les indiens.

Pour illustration , voici trois extraits de la Bhagavad Gîta ( in le Mahâbhârata) , chant VII "de la science divine" , chant X : "De la gloire divine" et le chant XV : "De la conscience suprême" (Krishna enseigne à l'humain , le guerrier Arujuna)

CHANT VII :De la science divine

"....Ma nature se manifeste sous huit formes distinctes : Terre, eau, feu, vent, esprit, pensée, moi. C'est là ma nature matérielle . .... C'est de moi que l'univers entier procède, en moi qu'il se résorbe.Aucune réalité ne trancende la mienne. Je suis la trame qui tient ensemble les éléments du monde, comme le cordon, un rang de perles; Je suis le goût de l'eau ;La lumière de la lune et du soleil;la syllabe des savoirs sacrés ; La vibration sonore del'espace; la virilité des hommes ; Le parfum de la terre ; Je suis l'ardeur du feu ;la vie de tous les êtres ;les austérités des renonçants ;Sache que je suis le germe immortel de tous les êtres....

CHANT X : De la gloire divine :

... D'entre toutes les eaux je suis l'océan. Des grands sages je suis Bhrigu, la syllabe AUM des paroles, la prières murmurées au cours des sacrifices et l'Himalaya au milieu des montagnes.

...Des arbres, je suis Asvattha, le figuier sacré,je suis le renonçant Kapila parmi les sages accomplis, des musiciens célestes Citraratha ; apprends que parmi les chevaux c'est moi Uccaihsravas, né du barattement de l'océan d'immortalité ; c'est moi Airavata pour les éléphants royaux et chez les hommes je suis le roi. Je suis le fourdre des armes, de toutes les vaches, Kâmadhuk celle qui exauce les souhaits, je suis Kandarpa , le désir d'engendre, le Vâsuki , l'Ananta des cobras, le varuna des êtres aquatiques, je suis Aryaman, maître des ancètres, Yama, roi des juges, Prahlâda, prince de Daitya. Je suis Kâla, le temps, le plus puissants des aiguillons, je suis le roi es animaux sauvages, l'aigle Garuda, prince des oiseaux, le vent parmli les souffles purificateurs. Chez les guerriers mon nom est Râma. Je suis le crocodile monstrueux au milieux des poissons, de tous les fleuves, c'est moi le gange... Je suis l'Origine des mondes, leur durée et leur fin ; des sciences, la "connaissance de soi", je suis l'argumentaion des orateurs, le "a" , première lettre, l'union du sens dans un mot composé, c'est encore moi la permanence du temps, l'ordonnateur aux mulitples visages, la mort qui emporte tout, le germe du futur ...."

CHANT XV : De la conscience suprême :

Le Bienheureux reprit :

"Les sages évoquent un figuier éternel : ses racines sont tournées cers le ciel, ses branches vers la terre, et ses feuilles sont les hymnes sacrés. Le connaître, c'est connaître le sacré. Ses ramures s'étendent vers le bas comme vers le haut ; les trois qualités sont la sève qui nourrit, les objets sensibles, ses bourgeons, les racines qui redescendent dans le monde des hommes.

Nul ici bas ne peut le percevoir sous cette apparence : ni ses limites ni son origine ni sa durée ne sont connues.

Le figuier sacré a poussé loin ses racines, si bien qu'il faut pour les couper, la lame affûtée du détachement. Celui qui parvient ensuite à remonter jusqu'à sa souche se délivre alors des rennaissances et peut dire : "j'atteins maintenant la conscience primordiale où la croissance de l'arbre puise sa force depuis toujours."......

...Une parcelle éternelle de mon être s'est faite principe vivant dans le monde des vivants. Quand ce principe met en relation les cinq sens et l'esprit avec leur support naturel, il prend possession du corps et en devient le maître.Puis quand il s'en va et le quitte, il les emporte, comme le vent entraîne avec lui les parfums. Pour sentir les objets, il prend appui sur les organes de l'ouïe, de la vue, du toucher, de l'odorat ainsi que sur l'esprit.....

A force d'entraînement, les ascètes ont l'intuition de sa seul présence, mais les hommes sans esprit, malgré leurs efforts, en sont incapables parce qu'ils ne s'y sont pas préparés.

La splendeur du soleil,quand il éclaire le monde dans sa totalité, la lumière de la lune et la chaleur du feu apprends que ce sont les miennes. Je féconde la terre où je soutiens les êtres par ma puissance . Je suis la sève nourricière qui monte dans les plantes. Le feu qui anime le corps des vivants, où j'assure, avec les deux souffles, la concoction de la quadruple nourriture. Je réside dans le coeur de chacun ; de moi dépendent la connaissance et la mémoire ainsi que la perte.....

... Il existe deux consciences dans le monde : celle qui est impermanente et celle qui ne l'est pas. La conscience "impermanente" désigne tous les êtres ; on dit qu'elle "occupe le sommet" . Mais il en existe une troisième, la conscience suprême, appelée "Soi Suprême", et qui immanente aux trois mondes, les supporte : elle est le Seigneur éternel...

Délivré de l'égarement, celui qui me reconnait ainsi comme la conscience suprême sait tout ce qu'il peut savoir et m'adore de tout son être... Qui s'en pénètre obtient de la comprendre et n'a plus rien à chercher, O descendant des Bhârata."

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L'eau : Les Fleuves sacrés :

L'eau joue un rôle purificateur très important. Aussi, l'indien ayant une relation très forte avec la nature, a donné un caractère sacré à certains de ses fleuves ou rivières.

Sept fleuves ou rivières ont été aménagés pour accueillir les fidèles, leur permettant de pratiquer leurs ablutions et rites de purification. Par la même, les villes les bordant sont devenues lieux de pélerinage, unissant ainsi des évènements vitaux des déités.

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Le Gange :

Ce grand fleuve sacré en Inde, dont l'éthymologie est Ganga, se rattache au panthéon hindou et principalement à Shiva.

La légende de la déesse Ganga est liée à Sagar, roi d'Ayodhya ( ville sainte) qui implora la déesse pour sauver ses fils; Mais Ganga resta sourde, attendit l'imploration de l'arrière petit fils du roi pour intervenir. Lors de sa descente céleste tumultueuse, Shiva dut intervenir en la freinant, la retenant grâce à sa longue chevelure. La déesse est représentée avec un teint clair assise sur un crocodile. Elle prote une couronne blanche, un nénuphar dans sa main droite et un luth dans sa main gauche. Un de ses bras peut être levé en digne d'apaisement .Ses autres attributs sont : le rosaire et un vase d'eau.

Ainsi, Ganga se retrouva divisée en 3 parties :
- la première restée au ciel, appelée Mandakini, Toutefois, une rivière porte ce nom en amont du Gange et démarre au nord en la ville de Kedarnath (lieu saint);

-la seconde descendue sur terre est nommée Ganga, et démarre vraiment à partir de la ville sainte d'Haridwar ( lieu saint répertorié officiellement) ;

-la troisième partie s'étant infiltrée dans les régions souterraines est dénommée Bhagirati ( en référence à Bhagira l'arrière petit fils du roi). Elle démarre en amont en la ville de Gangotri (un lieu saint).

Le Gange est un fleuve long de 3090 km, prenant sa source dans l'Himalaya, dans le "région des sages" au glacier Gangotri à 6600 m d'altitude (il porte alors le nom de Bhâgiratî). Dans sa descente, il conflue avec le torrent Alanknanda issu d'un glacier de 7800 m pour former le Gange proprement dit; Il ressort à Haridwar formant ainsi la plaine gangétique à une altitude de 300 m. Sa traversée dans la partie nord de l'Inde rejoint diverses affluents , comme la Yamuna, la Ghaghrâ, le Gandak, la Râmganga, la Sone, la Dâmodâr, et enfin la Gumtî. Arrivé dans le Golfe du bengale, il rejoint le Brahmapoutre formant un imense delta permettant les culture de rizières. Lorsqu'il aboutit à Calcuta, il change de nom et devient le Hoogly : rivière extrèmement dangereuse.

Ainsi, tout au long de son parcours, les pélerins rejoignent des villes pour leurs rituels spirituels. Les pélerinages commencent dès la fonte des neiges, de fin avril à fin octobre.

Les saints et pèlerins, vénérant Shiva ou Vishnou aiment à se rendre au débouché du Gange dans la plaine, en la ville d'Haridwar, ou dans d'autres villes saintes.

Tout hindou valide , malade, ou mourant est en quête d'un bain spirituel pour leur salut et l'obtention du "swarga" (le paradis). Le long des ghâts, ont lieu les crémations, essentiellement à Vanarasi -Bénarès-, la ville sainte de l'hindouisme; Les cendres des défunts sont déposées et emportées par le fleuve, dans ce même but.

Outre la place mythologique du Gange dans la culture indienne, les scientifiques ont analysé cette eau aux caractéristiques d'autopurification. Cette fonction aurait différentes causes s'échelonnant de la présence de bactériophages, de matériaux lourds aux propriétés bactéricides ( argent, cuivre, fer...) ,et enfin à la présence de minuscules minéraux radio-actifs tels que le Bismuth 214. L'eau puisée près de la ville d'haridwar ( source du Gange) avait un effet sur les bactérie dont celle du Choléra, éliminant par ailleurs toutes les substances polluantes 25 fois plus vite que l'eau des autres fleuves.

Avec l'effet de l'industrialisation,au deça de la ville d'Haridwar, le Gange est devenu pollué, et non potable !

Quelques villes saintes accueillant les pélerins sur les rives du Gange ou de la Yamuna :

Rishikesh, Haridwar, Vanarasi ( bénarès), Allahabad, Gaya, Mathura...

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La Yamunâ :

Dans la religion hindoue, Yamunâ est souvent nommée dans le grand livre le Mahâbhârata. Elle serait la fille du dieu Surya (le soleil) et la soeur du dieu Yama (dieu de la mort). Ainsi, ceux qui se baignent dans ses eaux ne craignent pas la mort. Par ailleurs, elle est associée au dieu Krishna ( avatar de Vishnou) qui passa une partie de son enfance sur ses rives.

Elle est souvent représentée dans les temples comme une figure féminine sur une tortue, accompagnée de deux suivantes dont les attributs sont des parasoms. Elle est également visible sur les portes des temples en pendant avec la déesse Ganga ( le Gange); Toutes deux purifient symboliquement le pélerin passant la porte de l'édifice religieux.

Appelée également Jamna, Jumna ou en core Yamna, longue de 1370 km, cette rivière majeure de l'Inde prend sa source au nord d'Haridwar dans l'Himalaya, coule près de Delhi, traverse la ville d'Agra (Taj Mahal) et se jette dans le Gange dans la ville d'Hallâhâbad dans laquelle se déroule un pélerinage important tous les 12 ans.

Ses confluents sont le Chambal et la Betwâ.

Ancien voie commerciale, elle est aujourd'hui une voie d'irrigation essentielle pour l'Uttar Pradesh et le Penjab. Plus de 57 millions de personnes dépendent d'elle, approvisionnant pour exemple 70 % d'eau dans la capitale indienne.

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La Sarasvatî :

Cette rivière porte le nom de la déesse de la connaissance, des arts , de la sagesse. C'est la divinité des rivières. Epouse du dieu Brahma, ( dieu créateur) elle en apporte par son énergie (shakti) la connaissance pour la création du monde.

Actuellement, elle reste mythique laissant éventuellement supposé sa présence dans l'antiquité indienne. Sa présence est citée dans les textes religieux, les Rig-vedas, la nommant dans sa granduosité et sa majesté.

Géologiquement, des études ont été faites arborant l'hypothèse de l'assèchement de la partie externe de la rivière après un glissement tectonique produit entre -3000 et -2000. Elle n'aurait plus été alimentée par les glaciers, les moussons inconséquentes pour la perreniser. Les traces de civilisation dans la vallée de l'Indus (-2500 à -1600) laissent à penser la présence de cette rivière et la réciprocité de leur disparition mutuelle.

Elle aurait coulé depuis l'Himalaya, traversant le Penjab, l'Haryana, le Rajasthan, le Gujarat pour aller se jeter dans la mer d'Oman. La présence du désert de Thar serait certainement la conséquence de l'assèchement de toute cette région fertile après la dispartion de la rivière Saravastî.

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L'Indus :

Depuis l'antiquité, le fleuve Hindus est appelé "Sindu", par les Perses, coule depuis le Pakistan jusqu'à la mer d'Otan. Initialement, il est un fleuve issu du Pakistan . Sa source se trouve au Tibet dans le mont Kaïlas, recueillant les torrents Gar et Sengge. Au travers sa longue traversée, passant par le nord du Cachemire et le long de sa descente vers la mer, l'humain a créé un barrage servant de réservoir de Tarbela, laissant par la suite une voie navigable. Il passe par les plaines de Penjab ( province du Pakistan d'obédience sikh), du Sind ( une des 4 régions du Pakistan).

Il traverse paisiblement la ville d'Hyderâbâd pour se jeter dans la mer d'Otam par un delta aride , au Sud est de la ville pakistanaise de karachî.

Chaque année, le gouvernement indien organise au Laddak le festival du Singhu Darshan pour promouvoir le tourisme dans la région du Cachemire.

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La Godavâri :

Ce fleuve long de 1500 km prend sa source dans l'état du Maharastra, près de la ville de Nasik ( 120 km de Mumbai). Elle coule au sud de Deccan dans l'Andhar Pradesh, rejoint la rivière Krishna, et se jette dans le golfe du Bengale.

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La Narmadâ :

Traversant d'Est en Ouest du centre de l'Inde, ce fleuve prend sa source dans l'état du Madhya Pradesh, dans les monts Maikal. Son cours se poursuit à travers le Maharastra, se dirigeant vers l'Océan indien, dans le Golfe de Gambay ( état de Gujarat).

La Narmadâ délimite la zone du deccan et la plaine gangétique.

Elle traverse les villes de Jabalpur, Baruch, et Omkareshwar ( ville sainte dans le Madhya Pradesh,accueillant les adorateurs de Shiva).

La construction d'un gigantesque barrage "Sardar Sarovar" fut un projet long dans sa concrétisation : devant approvisionner en eau plus de 40 Millions de personnes et permettre la production d'électricité, il nécéssitait en contre partie un déplacement de 240 000 habitants logeant sur le site. La banque mondiale suggéra une étude sur 10 ans, et la décision fut prise par la justice pour la réalisation de ce projet. Le barrage pouvait être bâti, malgré les répercussions multiples : pour exemple, la ville sainte d'Omkareshwar se situant sur le grand chantier d'aménagement du réseau hydroélectique risque de modifier son caractère sacré et sa capacité d'accueil de ses pèlerins.

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La Kâveri :

Orthographiée également "Cauverie", ce fleuve sacré long de 760 km, prend sa source dans l'Etat du Karnataka, traversant le Tamil Nadu pour se jeter dans le Golfe du Bengale. Il est le second fleuve le plus saint de l'Inde, appelé "Gange du Sud". Son irrigation amenant fertilité permet des cultures diverses et des paysages verdoyants.

Au Karnataka, il se divise en deux bras formant l'île de Samasamudram et plus loin les célèbres chutes "kaveri falls", hautes de 100 mètres.

La première usine hydroélectrique y fut construite au début du XXème siècle.

Il traverse les villes de Tanjâvur ( appelée aussi Tanjore, ville du Tamil Nadu ) et de Tiruchirapalli ( grande ville du Tamil Nadu)

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Le relief : Les Monts Sacrés

 

Etudier la géographie indienne revient aussi à prendre en considération la valeur sacrée du relief indien inscrit dans les textes sanskrits les plus anciens ; Différents monts sacrés répartis sur l'ensemble du territoire ont été associés à des épisodes de construction de l'univers, à des évènements de vie de certaines divinités -notamment Shiva -, à leurs liens de parenté , ou encore à leurs demeures .

Une place primordiale revient à l' Himalaya et toute sa chaîne, localisant la jonction avec le paradis. Ce lieu de destination est particulièrement priviliégier par les yogis, les sages et saints qui s'y ressourçant pour la méditation, la vie en ermitage et la construction des ashrams.

Au sein de ces monts sacrés, certains sont réels et d'autres totalement mythiques.

De nombreux lieux sacrés sont rattachés à la chaîne himalayenne :

- Amranath , lieu de pélerinage durant lequel les fidèles viennent vénérer un Shivalingam naturel de glace présent quelques semaines annuelles;

- Badrinath avec son temple dédié au dieu Vishnou ;

- Devapraya , lieu ou se rencontrent deux rivières pour constituer le Gange ;

- Haridwar , la ville située au début de la vallée du Gange et dans laquelle le fleuve sacré pénètre dans la plaine.

- Le mont Kailash ;

- le lac Manasarovar aurait été créé par l'esprit de Brahma, d'après la mtyhologie hindoue. Ethymologiquement, ce nom provient du Sanskrit : "mana" = esprit et "sarovar" = lac. Des fidèles y viennent en pélerinage.

- Kedarnath , ville accueillant 12 jyothirlinagam ;

- Rishikesh , ville sacrée abritant de nombreux ashrams et un temple dédié à Lakshmana, frère de Râma, avatar de Vishnou.

-Temples bouddhistes dont la résidence du Dalaï Lama.

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Les monts sacrés :

- Le Chitrakoot nommé dans l'épopée du Ramayana ;

- Le Govardhan à Mathura,

- L'Himvan : ce nom mythique en sanskrit signifie la "demeure des dieux" désignant l'Himalaya. Père de la déesse de Ganga et de Parvati ( épouse de Krishna), il descend du terre en prenant une forme humaine lorsque les dieux veulent faire renaître satî ( première épouse de Krishna, morte immolée);

- Le Kailash "Kailashâ" signifie "cristal" en hindi : Chaîne de montagnes tibétaines,le mont kailash culmine à plus de 6714 mètres. il est également un mont mythique décrit comme la demeure du dieu Shiva et de sa shakti Parvatî. Considéré comme un lingam naturel, il symbolise la rencontre entre le mont et le lac Manasarovar, symbole du yoni ( vagin) de Pârvatî. Endroit sacré pour de nombreuses religions : les Böns ( religion préexistante au bouddhisme) , le bouddhisme considère ce mont comme le centre le l'Univers, les Hindous et les Jaïns. Ce mont est également mentionné dans le Ramayana, relatant l'épopée de l'avatar de Vishnou.

- Le Kamagiri est situé dans l'état de l'Assam.

- le Mahendrachal;

- Le Malyagiri ;

- le Mandara : mont mythique cité dans le rig Veda : Sa fonction fut double : Situé sur le dos de la tortue Akupara soutenant le monde et faisant le lien entre la terre et le ciel, le mont Mandara servit de lieu aux devas et asuras lors du barattage de l'Océan de lait , et devint ultérieurement la demeure de Durga ( puissance féminine d'un dieu comme Kâli l'épouse de Shiva).

- le Shaktiman situé dans l'état du Madhya Pradesh.

- le Raiwatgiri, situé dans l'état du Gujarat.

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La végétation sacrée

L'Inde, et L'Asie, ont toujours eu une relation très fusionnelle à la nature, emplie d'une grande humilité et d'un profond respect. Appartenant à l'univers créé par l'Etre Suprême, l' Absolu Brahman, la nature "Prakriti" revêt un caractère sacré devenant une manifestation contenant énergie cosmique, le grand principe de conscience. Les plantes, les arbres , toute la végétation, toute comme chaque créature deviennent des réceptacles sacrés, et vivent grâce à la manifestation du souffle cosmique "prâna" et à la "shakti " partie féminine divine.

Ainsi, chaque élément animé ou inanimé créé par l'Absolu, le Principe de Conscience , est dépositaire non seulement d'un côté masculin souffle cosmique et d'un côté féminin de l'énergie divine : elle est symbolisée entre autres dans les couples divins tant vénérés "Shiva-Parvâti" , "Krishna-Rhâdhâ".

Les textes hindous philosophiques et spirituels les plus anciens tels que les Vedas mentionnaient un type d' offrandes aux dieux sous forme de fleurs, d'herbes, d'écorces ou de brindilles.

Des plantes et arbres acquièrent un place prépondérante dans la vie hindoue. L'arbre est une forme de Shakti, énergie de la Mère Divine abritant aussi des Yakshas ( yakshis ) génies et nymphes des forêts. Gardiens de santuaires, ils figurent souvent aux entrées de santuaires bouddhiques et appartiennent à l'iconographie brahmanique. Kubera, leur chef, est également roi des richesses de la terre, dont l'animal associé est la mangouste.Certains arbres ou plantes sont vénérés quotidiennement ou lors de fêtes religieuses . Lors de ce culte, les fidèles apportent des offrandes aux Yakshas, des pierres enduites de couleur vermillon placées à la base des tronc et ajoutent des morceaux de tissus accrochés aux branches.

Pour un indien, la nature est sacrée et une parfaite méditation, vivant au rythme de Brahman : une plante respire, médite, vit dans l'instant présent de l'énergie présente.

Les plantes et les arbres sont restées intégrées à la vie indienne, aussi bien dans le domaine social (gastronomie, médicinal, séduction) que religieux (offrandes, méditations, représentation divine, près de temples ).

Les plantes sacrées articulent ces deux domaines tenant une place à part entière dans la vie indienne : Basilic ou Tusî, Lotus, Santal, Rudraksha, Mangue, Noix de coco...., la liste est longue pour nommer toutes les plantes et arbres inscrits au coeur du Sacré dans la vie de l'Inde.

Les plantes peuvent être classées selon leur usage :

Les plantes de santé : Le mot sanskrit de "svastha" désigne la bonne santé, le bien être , véritable équilibre entre l'esprit et le corps, l'invisible et le visible. la médecine ayurvédique est ancestrale dont les traces écrites remontent aux Védas, et plus particulièrement à la partie concernant le principe de guérison "l'atharva veda". Charaka, né en 300 avant JC est un des fondateurs de la médecine ayurvédique. Son traité Chraka Samhita synthétise une pratique et un savoir utilisé depuis près de 5000 ans en Inde; Une classification de 1000 plantes et un recueil de 300 plantes médicinales en font un ouvrage de référence s'articulant avec une classification des maladies organiques et psychoques et les types de thérapies associées : rationnelle (action sur le physique et l'esprit), psychologique ( thérapie agissant sur l'esprit) , spirituelle ( à l'aide de jeûn, mantra, méditation) .

les plantes utilisées dans la médecine ayurvédique ont des caractéristiques très particulières : elles doivent contenir une ou plusieurs doshas dominants( humeurs) : Vâta (vent/air/esprit), Pitta (le phlegme) et Kapha (le mucus).Par ailleurs, leur saveur dominante, les actions sur l'esprit et le corps et l'action énergétique sont des paramêtres essentiels.

Parmi les plantes utilisées :

- L'Amla, "âmlakî, dhâtrî" en sankrit et "âmlikâ", "âmlâ" en hindi. En France, il est désigné sous le nom de "groseiller d'Inde, Myrobolan". L'âmlâ est synonyme "d'arbre de vie" en raison de ses domaines d'actions multiples : réjuvénant, nutritif, laxatif, diurétique, tonique, carminatif, aphrodisiaque, stomatique.Dans le bouddhisme tibétain, le bouddha de médecine au corps bleu ( couleur de la guérison) tient dans sa main une racine d'âmla.

- L'Arbre à coton, appelé en sanskrit "yamadruma ou shalmati" et en hindi " semul ou raktasimul". Cette plante déjà mentionnée dans le Mahâbhârata, est particulièrement populaire dans le sud du pays. Les fleurs soyeuses font référence à Shiva et leur quantité symbolise la prospérité donnée par la déesse Lakshmi. Symbole de l'âme de l'Inde, de l'humilité, de la patience, de l'équanimité, l'arbre à coton fut utilisé par Ghandi : filant le coton au rouet, il soulignaitl'importance du travail manuelle pour relancer l'économie indienne et le "swaraj", la renaissance indienne s'opposant aux britanniques. Les actions thérapeutiques du semul sont diverses : anti diarrhéiques, anti ulcéreuses, anti inflammatoires, problèmes cutanés.

- L'Arjuna : nom sanskrit, et traduit en hindi "Arjun" ou "Kâhû". Cet arbre sacré aux fleurs blanches tient une place importante dans la littérature sacrée indienne. Il est synonyme de "l'arbre du coeur".En effet, elle se réfère au dieu Shiva, dont l'un des noms est Mallikârjuna dans le sud du pays (arjuna signifiant "blanc" symbolisant la pureté) et au héros "arjuna" dans la Bhagavad Gîta guidé par Krishna. La légende raconte le changement en arbre "arjuna" de deux princes par un rishi, après avoir importuné des nymphes célestes. Pour utiliser le bois de d'arjuna, le bûcheron doit lui faire des offrandes, sculpter en premier lieu la statue d'un dieu , puis utiliser le bois à sa guise. les vertus thérapeutiques sont diverses : toni-cardiaques, anti-tumorales, urinaires, astringentes, expectorantes, aphrodisiaques, amélioration la position du foetus in utéro et aide à la réduction des fractures grâce à l'application de compresses imbibées.

- L'Arka, en hindi " Madâr ou Ak", en français "faux arbre à soie".Arbre sacré, il est mentionné dans les textes anciens de la Taittirîya Upanishad : lors des offrandes au Dieu Soleil, les dieux renversèrent une jarre de lait sur terre et un ârka poussa ! Sa sève couleur laiteuse et ses propriétés réchauffantes ont confirmé son importance et sa place dans les rituels védiques à "Surya". L'arka symbolisa l'ambroisie des dieux soulageant diverses maux : inflammations, paramysies, suppurations, maladies de peau, toux, asthme, anorexie..;

- L'Ashwaghandhâ , nom sankrit, en hindi "Asgandh ou Punîr", et "cerise d'hiver" en français.Cette plante poussant dans l'himalaya, est considérée comme un grand tonique, stimulant, aphrodisiaque et comparée au Ginseng !Ses actions : tonique, diurétique, sédative, astringente, aphrodisiaque, réjuvénante et énergétique.

- Le Bauhinia, nommé "Kancanar" en hindi et "kancanâra" en sanskrit. En France, il porte le nom d'arbre de St Thomas. Arbre poussant dans les vallées de l'himalaya, ses fleurs et écorces sont récupérées par les femmes. Une fois séchées et réduites en pourdre, elles seront utilisées pour lutter contre les pathologies hivernales et pour réguler les dysfonctionnements organiques.Son action : anti-inflammatoire, dépurative, laxative, anti-bronchique, anti-pyrétique, et régulateur lors des premières mentruations.

- Le Chanvre, ou "Bhang, Ganjâ, Charas" en hindi, ou "Bhangâ et Vijaya" en sanskrit. Cette plante relatée dans les textes post-védiques dans le Mahabhâratâ permettait la fabrication de la boisson des dieux, la soma ou l'ambroisie. Les Rishi ( sages) l'utilisaient pour entrer dans un état second. Cette boisson narcotique tolérée par Shiva , appelée aussi Bhangeri Bâbâ est encore utilisée par certains Sadhus adeptes du tantrisme. La résine du la plante a des vertus narcotiques, les fuilles traitent les problèmes abdominauxw ; l'écorcea des vertus anti-inflammatoires, et les graines sont laxatives.

- Le Guggul (nom identique en sanskrit et hindi) appelé aussi "myrrhe" en français. Plante , poussant dans les parties désertiques indo -pakistanaises, produit une gomme aromatique utilisée pour la confection d'huile saintes, parfums et produits de beauté, de la Grèce à l'Inde. Les vertus de la myrrhe étaient aussi mentionnées dans la mythologie grecque, le christianisme ( cadeau offert lors de la naissance du christ), l'Egypte pour l'embaumement des défunts. En Inde, la Guggul est référencée dans l'ayurvéda comme purifiant, désincrustant de graisse, fortifiant du système immunitaire, toni-cardiaque, régulateur su système nerveux...

- L'Harîtakî : appelée en hindi "harâ" (en référence à Vishnou nommé Hari) ou "harad" ou abhayâ ( signifiant "absence de crainte"), ou "badamier" en français . Cette plante fut mentionnnée dans le texte védique du Bhâva-prakâsha sur la réalisation de l'illumination. Sacrée, elle est vénérée par les sages et les yogis la considérant comme nécessaire pour accroître la sagesse, l'intellect, le discernement, donnant l'énergie de Shiva. Ses vertus thérapeutiques : grand tonique pour le corps et l'esprit, régulateur du métabolisme, ralentisseur du vieillissement, stimulant pour le système immunitaire.

-Le Jujubier , en hindi "Bêr", en sanskrit " Badara": cité plusieurs fois dans le ramayana et autrs légendes, il est l'arbre aux bienfaits multiples (astringent, dépuratif, tonique, anti-inflammatoire) ; Les ascétes le vénèrent en quête de sagesse. En outre, Il donna son nom à la ville de badrinâth, lieu de pélerinage vishnouïte. Il est par ailleurs planté dans le Temple d'Or des Sikhs en la ville d'Amritsar où il est vénéré.

- Le Kirâta en sanskrit ou Kâlamegh ou Kiryat en hindi ou "gentiane" en français. Cette plante amère fut très tôt utilisée principalement par une tribu himalayenne pour vaincre mes fièvres, la tuberculose, la malaria. Elle prit le nom de "Chiretta" sous la présence britannique et fut très utilisée comme les médecins anglais . Ses vertus thérapeutiques : tonique, anti-inflammatoire, vermifuge, expectorant, dépurative;

- Le Manjishthâ (appelé en france "Garance") : cette plante de couleur rouge rubis symbolise le sang et la fertilité féminine après ses premières mentruations, le statut sacré de la femme mariée par la marque rouge ornant sur son front et enfin la marque divine des rois. En effet la couleur rouge fait référence aux lots cosmiques cités dans l'Atharva Veda. Rouge comme le rubis, symbole de la puisssance et de laur virilité. Ses actions sont multiples : diurétique, hémostatique, altérative, anti inflammatoire, énergétique. Il est également utilisé en teinture pour les tissus.

-Le Neem est aussi appelé "l'arbre à souhaits de la terre".Cet arbre porte au moins 35 appellations dans le monde , dont "lilas des Indes, Margousier, Arbre à chapelet, Jasmin de Perse, Laurier grec". Considéré comme une plante miracle en raison de son efficacité organique et psychique, le neem est encore utilisé comme anitseptique, altératif, tonique, dépuratif, antipyrétique et anti-inflammatoire. La trace de cette arbre était déjà mentionnée chez les peuples de la Vallée de l'Indus.

- Le Pârîjâta (sanskrit) ou "Parjâ" en hindi : cet arbre sacré dont la signification indique "qui vient de l'océan' est cité dans différents textes épiques très anciens dont le Vishnou-purâna ou le Mahâbhârata. La légende raconte que le pârijâtâ apparut dans l'océan indifférencié avec la vache kâma-Denu et différents personnages et attributs" avant l'utilisation de l'ambroisie d'immortalité. Il est rattaché à la création du monde.Les fleurs du Pârijâta sont utilisées en guirlande, ornant les dieux dans les rituels. Le jus des fleurs sert de teinure pour la soie, le coton, les robes oranges des moines bouddhistes.Son huile est utilisé dans la cosmétique et parfumerie. Les vertus thérapeutiques sont toniques, dépuratives, digestives, anti-pyrétiques, anti-inflammatoires, laxatives, capillaires.

- Le Pârsipû, bhendi en hindi, ou haripuchla en sanskrit , et peuplier en français. Cet arbre sacré est souvent planté près des temples et lieux qaints pour son ombrage protecteur et ses feuilles en forme de coeur et dont le tronc droit et la couleur cendrée des feuilles se réfèrent à l'ascèse et au renoncement des yogis. Son bois est uilisé pour de nombreuse construction ( habitation, bateau...) et les actions thérapeutiques sont multiples : anti-inflammatoires, dépuratives, anti-bactériennes, hémostatiques, contre les dermatoses, anti-migraineux.

- Le Punarnavâ, appelé "Sânt" (saint) en hindi et "Berce commune" en Français. Cette plante était mentionnée dans les vieux traités ayurvédiques aux actions multiples : tonique, stimulante, anti-vieillissement, expoectorante, anti-inflammatoire, fébrifuge, laxative, réjuvénante... les Sâdhus en retraite dans l'Himalaya porte des collier de racine de Punarvâna pour luter contre les fièvres et les ictères.

- Le Ricin , ou "Erandî" en hindi ou "Eranda" en sanskrit : Connue depuis 6000 ans comme une des premières plantes utilisées par l'homme pour ses vertus thérapeutiques. Les indiens utilisent son huile pour allumée lors des offrandes. Elle illumine ainsi le visage caché des dieux et du Soi qui réside enTout. L'huile est aussi un ingrédient cosmétique pour la fabrication du khôl, des savons, bougies, teinture... Ses vertus thérapeutiques s'adressent aux problèmes de peau, abdominaux, anti-tumoraux, anti-pyrétiques, anti-migraineux, diurétiques. Son résidu est un excellent fertilisant.

- Le Sâl, terme provenant de l'hindi. (en sankrit "sâla"). Cet arbre est sacré chez les bouddhistes en raison de son importance dans la vie de Bouddha, lors de sa naissance (d'autres textes mentionnent parfois l'arbre "ashoka") et lors de son entrée dans le nirvana.Le sâl est l'arbre de la médecine et de la sagesse. Ses vertus thérapeutiques : toniques, dépuratives, expectorante, stomachique et aphrodisiaque.

-Le Teck ou "sâgun" en hindi ou "shâka" en sanskrit (signifiant puissance, et force).Les textes hindous relatant la cosmogonie relate la présence de cet arbre au feuillage protecteur sur l'un des continents nommé "shaka". Le monde était alors divisé en continents "dvîpa", entouré par l'Océan de l'ait renfermant l'amrita, l'elixir d'immortalité ( ou "soma" , boisson védique). par ailleurs, plus tard, cet arbre fera référencee à Shiva et à son énergie divine la "shakti". L'arbre le plus ancien, âgé de plus de 600 ans se trouverait au Kérala,dans la ville de Parambikulam. L'utilisation de son bois résistant aux thermites, contribue à la fabrication des instruments de musique, de meubles de prix, et enfin dans les temples . Son huile permet le vernissage. Ses vertus thérapeutiques sont issues de l'écorce, des fleurs, feuilles et le noyau : action énergétique, anti-inflammatoires, dépuratives, diurétiques, hémostatiques, traitent les problèmes de peau, chutte des cheveux.

- Le Yashtî-Madhu (en sanskrit, signifiant "bâton de miel") ou Sêtimâd en hindi, ou encore "réglisse" en français. Le réglisse a de nombreuses vertus , dont celle de la longévité, reconnues aussi bien en Chine qu'en Inde : ainsi, le réglisse est-il mentionné dans le kama -Sutra, mais aussi dans le yoga pour son action sattvique (purificatrice , apaisante et amenant à l'harmonie).Cette plante fit son apparition au XVème siècle en Europe grâce aux religieux missionnaires. Ses vertus thérapeutiques : tonifiant général, élimine les toxines, toux et bronchite, antipyrétique, anti-ulcéreux, redonne l'éclat à la peau et à la chevelure.

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Les plantes de sagesse : Ces plantes sont reliées à leur caractère essentiellement sacré dont les traces archéologiques, issues de la civilisation de l'Indus, remontent à plus de 3000 ans avant J.C : dessins floraux, arbres et plantes figurant sur des poteries symbolisaient les lingam et les yoni, créateurs de vie (symbole de la fécondation). Ce caractère sacré est toujours présent à l'époque contemporaine indienne : les offrandes végétales sont toujours d'actualité : collier de fleurs offert à un arbre sacré ou à une divinité, lotus appliqué sur le front d'un dieu, offrande de riz, de fruits,de poudres végétales .

- L' Am, âmb , en hindi ou Amra ,en sanskrit , la Mangue en français : ce fruit sacré tient une place prépondérante dans la vie des indiens, symbolisant par sa forme la sensualité féminine. ( rondeur, douceur, saveur sucrée, énergétique et chaude ). Le Kâma Sutrâ compare la mangue au sexe féminin sous forme très poétique. Les autres symboles associés sont toujours lié à l'amour et à la dévotion, en référence à Krishna. Le Râmayana le cite en narrant Hanuman ramenant les graines du manguier sur l'île Sri Lanka. La légende raconte que Shiva et Parvati se marièrent sous le feuillage de cet arbre sacré et la tradition de se marier sous des arches constituées de feuilles de manguier s'est perpétuée. De même , lors d'une naissance, on suspend traditionnellement des guirlandes de feuilles à l'entrée des maisons. Ce fruit sacré à la résonnance si forte, est aussi symbolisé dans l'artisanat du textile indien sous forme de tissage ou d'impression et un aliment cuisiné quelque soit sa maturité.Ses vertus thérapeutiques sont multiples : nourrissantes, tonifiantes, dépuratives.

- L'Ashoka est un arbre présent dans le nord de l'Inde, sur la côte occidentale . Vénéré dans toute l'Inde et au Sri Lanka, il est mentionné dans diverses textes religieux : pour les hindous, l'Ashoka est l'attribut du dieu de la Puissance du désir Kama Deva permettant la perrenité de l'espèce .Mentionné dans le Veda, et dans le Ramayana, Kâma agit auprès de Shiva pour le sortir de son ascèse afin qu'il épouse Parvati et qu'il lutte contre un asura ( démon) : Dans les deux références, Shiva se met en colère et réduit en cendres le désir. Un jardin d'Ashoka est mentionné également dans l'épopée du Ramayana lors de la rencontre d'Hanuman et Sîta ( épouse de Râma). Il est aussi cher à Krishna fondant d'amour pour son épouse Radha;L'ashoka est un arbre sacré relié à la femme, à sa féminité et à sa fertilité ,la couleur rouge de sa floraison y faisant référence. et les femmes . La vénération de l'arbre permet de louer l'énergie divine féminine, la "shakti" et les femmes le vénèrent en lui rendant des offrandes, nommant la floraison "fleur de l'amour"; Par ailleurs, les Yogis vénèrent ce dieu afin d'être libéré du désir. Par ailleurs, Bouddha, considéré également comme un avatar de Vishnou, serait né sous un Ashoka en la ville de Lumbini ; Dans la religion Jaïn, l'ashoka tient une place importante puisque c'est sous cet arbre que le Mahavîra ( 24 ème héros et dernier Tirthankara jaïn ) aurait renoncé au monde pour entrer dans la vie spirituelle ;Les vertus thérapeutiques de l'ashoka sont gynécologiques et digestives, tonifiantes, soigne le diabète et aide à lutter contre les calculs vésiculaires.

- Le Banian, ou bat en hindi, Vata, Nyagrôdhâ en sanskrit. 35 noms sanskrits désignent ce ficus aux variétés multiples ( plus de 800). La référence divine est très forte puisque Vishnou en symbolise l'écorce, Brahma les racines et Shiva les branches. Cet arbre aux racines aériennes symbolisant le caractère divin, et la connaissance est donc sacré à plus d'un titre, et la déesse Lakshmi lui donne une place de maître. Cité dans de nombreux textes philosophiques et religieux ( upanishads, râmâyana, mahâbhârata, bhagavad-purana..), cet arbre garde une valeur spirituelle si forte qu'il tient une place social importante : sa place dans les villages et villes permettent la réunion sous son feuillage : des rishis et sadhus pour l'enseignement et la méditaion, anciens pour le conseil, et enfants pour les jeux... les vertus thérapeutiquies sont obtenues grâce aux différentes parties de l'arbre : écorce, sève, feuilles, graines et fruits . Ses actions traitent le vomissement, problèmes cutanés, anti-rhumatisme, le refroidissement, tonifie le corps. Les tiges frêles et tendres sont utilisées pour tonifier les gencives et les dents.

- Le Bêl en hindi, ou bilva en sanscrit : Le cocotier et les noix de coco en français : Cet arbre très présent dans toute l'Inde ( une soixantaine de variété y poussent et plus de 40 dénominations le désignent dans le sud du pays) et le Pakistan, revêt un caractère sacré, en raison de sa relation à la religion hindoue et à ses vertus thérapeutiques contenues dans les cinq parties de l'arbre ( racine, écorce, feuilles, fleurs, fruits).. En Inde, la noix de coco est aussi important que la vache : reliée à la mythologie, il articule ainsi une valeur spirituelle, sociale, et assure des besoins culinaires, cosmétiques et ayurvédiques. Lorsque Vishnou s'incarna sur terre, il apporta avec lui un cocotier, l'arbre de l'abondance. Cet arbre représente également le dieu Shiva et les différentes parties de l'arbre sont associées à certaines de ses Shaktis ( énergie, déesses féminines) comme entre autres Katyayani, Lakshmi, Parvati .Dans le culte à Shiva et Parvati, les offrandes de feuilles de cocotier confèrent un certain pouvoir spirituel. Les feuilles trifoliées de l'arbre font référence :

- aux trois fonctions : la création de l'Univers, sa conservation et sa destruction ;

- symbole des trigunas, les trois qualités inhérentes à la matière référentes aux dieux trimurti : Sattva (la pure quiétude) en Brâhma, Râjas (le désir et l'activité) en Vishnou, et Tamas ( l'ignorance, déclin) en Shiva ;

- les trois yeux de Shiva.

Parvati est aussi symbolisée dans les feuilles de l'arbre, et dans le fruit , la noix de Coco, appelée "Sripala" contenant le lait de la déesse Durga ( énergie shivaïte).

Il est totalement proscrit de briser les branches de cet arbre sacré. Par contre, lors des cérémonies religieuses, il est d'usage d'utiliser les branches pour allumer le feu, symbole de l'origine divine.

Le fruit "noix de coco" a une symbolique spirituelle très forte dans la société indienne puisque la briser, c'est offrir son égo aux dieux . Complémentairement , fortement impliqué dans la vie sociale, ce fruit est offert lors de rituel religieux, lors d'une invitation,une grande première dans la vie d'un individu, ou un mariage. (dans ce cas, il se réfère à la matrice, à la naissance). les pêcheurs font encore des offrandes de noix de coco au dieu de la mer Varuna afin d'obtenir une belle production et revenir indemne du travail en mer. L'utilisation du fruit est multiple , aussi bien dans les domaines culinaire , cosmétique et ayurvédique. Ces dernières sont nombreuses : riches en sels minéraux , vitamines, protéines, ses vertus sont tonifiantes, laxatives, aphrodisiaques, anti-tumorales, digestives, nourrissantes, diurétiques.Son huile est aussi utilisée en baume. Pour un hindou, porter une amulette en bois de Bilva assure protection aux enfants et au sein de la maison.

- Le Bananier , ou "Kêla" en hindi , ou Kadalî ou Vâna Lakshmî en sanskrit. Plante et non qualifié d'arbre, le kâdalî est de bonne augure autant chez les vishnouïtes que chez les shivaïtes puis qu'il symbolise la réincarnation de Lakshmi et de Parvati. Le terme "Vâna Lakshmi" signifie littéralement "forêt de Lakshmî", symbolisant ainsi les vertus de la déesse : la prospérité et l'abondance. Le bananier aux 250 espèces, est associé à ces représentations. Tout comme la noix de coco et la mangue, la banane est un fruit sacré. Il est offert aux dieux lors d'une cérémonie "pûjâ". Ganesh, Karttikeya, les deux fils de Shiva et Parvati reçoivent régulièrement le prasâda , l'offrande divine composée de banane, miel, dattes, sucre, raisins, et cardamone et ghï (beurre clarifié). En référence à Karttikeya, les femmes désireuses donner la vie à un fils, vénèrent particulièrement le bananier, kâdalî, tout le mois de kartika (octobre-novembre). Outre les offrandes aux dieux, le bananier tient une place et une valeur sociales importantes : fruit offert en signe de bienvenue dans une demeure ou dans un ashram ;feuilles de bananier utilisées pour décorer les maisons, et les pavillons dans les cérémonies et festivals ; passage des jeunes mariés sous des arches faites de feuilles de bananier, symbolisant alors la prospérité et la fécondité. Les feuilles de bananier dont les fibres naturelles sont réputées les plus durables, sont par ailleurs utilisées comme thali. Cette grande assiette végétales peut contenir chapati,naan, riz, daal, viande ou poisson, et dessert.Il est essentiellement utilisé en Inde du sud où les recettes culinaires à base de banane sont très diverses. dans le nord de l'Inde, le thali est réalisé en plastique ou en inox. Les vertus thérapeutiques du banaier sont mutilpes et réalisées à partir de toutes les parties de l'arbre. Outre ses effets tonifiant et vitalisant , elles traitent les inflammations, le diabète, les problèmes digestifs, les calculs rénaux et vésiculaires.

- Le Basilic, le "Tulsi" dont la signification sankrite est "incomparable" ! . Cette plante sacrée symbolise le dieu Vishnou, et l'incarnation de se shakti Lakshmi. En effet, l'amante du Dieu fut transformée en basilic par Lakshmi. Pour continuer à s'associer à la plante,le dieu prit l'apparence de la pierre Salagram (ammonite, fossile de céphalopode) . Krishna , en tant qu'avatar de Vishnou est aussi associé au Tulsî. Dans les Vedas, il est mentionné que le dieu de la mort "Yama" s'incline devant cette plante sacrée. Les vishnouîtes portent un chapelet constitué de graines du tulsi. Le basilic tient une place sociale très importante dans la vie indienne : chaque cour de demeure indienne hindoue accueille un pot de Tulsi dans un bac en pierre, en raison à sa référence spirituelle,(divinité, l'ouverture du chakra du coeur, la purification de l'aura , l'accroissement de la vigilance) et ses vertus biologiques (absortion des ions négatifs, énergétisation du négatif , stimulation sur système immunitaire).La terre du tulsi est toujours recouverte de bouse de vache (les produits de la vache étant sacrés, tout comme l'animal) et une lampe brille à ses côtés à la nuit tombée. Par ailleurs, il est d'usage de placer un rameau de basilic près de la tête d'un mourant. Les vertus thérapeutiques des feuilles du basilic sont reconnues pour ses effets digestifs, anti-inflammatoires, anti-migraineux, anti-septiques, expectorantes, vermifuges.

- Le Brâhmî ou Mandûka-Parnî (en sanskrit) : cet arbre sacré se réfère à Brahman et à sa shakti, Saraswati. Brahmî, énergie divine symbolise la connaissance et la sagesse. Utilisée en Yoga, elle facilite la montée de la kundalini, l'énergie subtile logée dans le chakra racine et devant se détendre et circuler jusqu'au chakra couronne, lotus aux pétales ouvertes . Dans le nord de l'Inde, la brahmî sert aux ascètes lors de leurs méditations, grâce à son action tonique sur le cerveau. Les vertus de cet arbre sont tant spirituelles que thérapeutiques : stimulantes, énergétiques, réjuvénantes, cutanées, anti-stress.

- Le Dhâk en sanskrit, Palâsha en sanskrit, ou Flamme de la forêt en français : Cet arbre sacré est fortement implanté dans la vie indienne, tant spirituellement que socialement (fête holi) . Mentionné dans les Védas, Les feuilles trifoliées se réfèrent aux dieux trimurti : Brahma, Vishnou et Shiva. Ses fleurs aux allures d'ailes de papillon, à la couleur rouge vermillon symbolise la vie et l'énergie. Les fleurs donnent leur teinture pour colorer l'eau "gulal" durant la fête d'Holi. Cette eau écarlate projettée sur tout un chacun symbolise la shakti permettant la fécondité, la vie. La teinture est également utilisée pour les robes des ascètes ( yogi) et les autres parties de l'arbre sacré apportent une symbolique très forte chez ces renonçants : la cendre est placée sur leur front, une feuille de l'arbre est ingérée et le bâton de marche est constituée avec son bois. Les fleurs sont parfois représentées dans des miniatures relatives à la vie de Krishna. Le Palasha tient une place importante chez les bouddhistes puisque la mère de Boudha lui donna naissance en tenant en main une branche du Palâsha ou dhak. Les vertus de cet arbre sacré sont multiples gràce aux différentes parties de l'arbre : digestives, anti-diabétiques, anti-inflammatoires, cutanées, dépuratives, anti-dote aux piqures de serpents, toniques, contraceptives et aphrodisiaques !

- Le Jamûn , en hindi, ou Jambû en sanskrit, ou encore Jambol, Jamblongue ou baie de java en français. Poussant près des rivières, aussi bien dans les plaines de l'Himalaya que dans le sud du pays où le climat est plus chaud. Il est aussi bien vénéré chez les vishouites, les shivaïtes et que chez les bouddhistes. Planté près des temples, il se réfère alors aux dieux Ganesh et Krishna. Cet arbre tient un place prépondérante dans la littérature sacrée : en effet, Dans le Mahâbharata, le jamûn est décrit donnant à profusion ses fruits juteux lors de la période estivale comparant la coulée de son jus à un fleuve sacré; il est considéré comme un axe de l'univers, au sud du Mont Meru ( cf relief sacré sur cette page) et aurait abrité Râma lors de son exil. Réparti sur l'ensemble du globe,sil fit son apparition en Europe au troisième siècle de notre ère. Ses vertus sont diverses : alimentaires, cosmétiques et thérapeutiques (diurétiques, tonifiantes, anti-bactériennes, anti-pyrétiques).

- Le Kadamba en sanskrit, ou Kadamb en hindi : Très vénéré au Bengale et en Orissa, cet arbre sacré au parfum enivrant est cité dans la Bhagavad pûrana et se relie à la vie amoureuse de Krishna qui aimait taquiner les gopîs (vachères) et jouer de la flûte à l'ombre du kalamba. Cette représentation de l'avatar de Vishnou influença les arts, notamment la danse ( kathak, Odissi, Bharata Natyam..), le chant, la musique hindoustanie et carnatique et les représentations picturales (sur tissus et miniatures). L'espièglerie de Krishna inflença l'identité de cet arbre comme protecteur des enfants. Outre le lien à Vishnou par le biais de son avatar, le Kadamba est aussi sacré pour son lien à Shiva : en effet, la littérature religieuse narre un épisode de la vie de Shiva, durant lequel ce dernier se posa avec son vahana ( monture) afin d'y boire la potion d'immortalité.Depuis, l'arbre est considéré comme immortel. Les différentes parties de l'arbre ont des vertus thérapeutiques, chères à la médecine ayurvédique : anti-bactéricides, anti-pyrétiques, toniques, expectorantes, digestives, calme les fièvres infantiles, anti-inflammatoires, anti-ulcéreux et aphrodisiaques.

-Le lotus est la fleur nationale de l'Inde appartenant à la famille des nelumbium par son caractère sacré, symbole divin, au sein de l'Hindouisme et du bouddhisme. En Hindi, le lotus appelé "Kamal" est souvant utilisé pour prénommer les enfants "kamal " pour les garçons et "Kamala" pour les "petites filles".

Pour les hindous, la fleur de lotus, appelée Padma, est associée au mythe de la création, aux divinités masculines Brahma et Vishnou, et féminines Saraswati et Lakshmi. Son autre aspect symbolique se rattache à la beauté divine : l'ouverture totale des pétales du cette plante poussant dans l'eau boueuse suggèrant l'épanouissement totale de l'âme, la plénitude raccordée à Brahman, la sagesse, la pureté, le développement spirituel. Le lotus se réfère aussi à la déesse mère, la matrice de l'énergie "yoni de la shakti".

Ses représentations picturales se retrouvent sur les divinités hindoues et bouddhistes. Les mandalas bouddhistes en foisonnent. L'offrande d'un lotus à bouddha est symbole d'éveil spirituel.

Le symbole du lotus est aussi visible dans les représentations des chakras : chaque chakra est un symbole solaire universel indiquant la puissance de Brahman sur l'ignorance.Figuré par un lotus dont le nombre de pétales diffère, et lae chakra-lotus se rattache aux divinités dont les grands gouvernants sont Shiva et sa Shakti. La kundalini ( énergie cosmique lovée tel un serpent autour du premier chakra "mûlâdhâra", dit chakra racine, est reliée à la divinité Devi.

Ces chakras, au nombre de sept ( grands centres auxquels se rattachent d'antres chakras secondaires) , régulent l'énergie entre les différentes parties du corps et relient l'homme à la terre et à l'univers :

- Chakra n°1 "Mûlâdhâra" (signifiant "racine ou support") est représenté par un lotus à 4 pétales, symbole des 4 béatitudes. Ce chakra relie le pelvis de l'individu à la terre. Il conditionne nos notions de peur et de courage; Son bon fonctionnement apporte innocence et sagesse .

- Chakra n°2 "Svâdhisthana" (signifiant "siège du soi") est représenté par un lotus à 6 pétales, reliant le nombril de l'individu à l'élément "eau". Il conditionne l'énergie vitale, et gouverne l'énergie physiologique. Il est le siège de l'enfant intérieur, porté en soi. Son bon fonctionnement apporte paix, connaissance et créativité et la divinité associée est Brahma.

- Chakra n°3 " Manipûra" (signifiant "cité des joyaux") est représenté par un lotus à 10 pétales, reliant l'estomac à l'élément "feu"; il contrôle la digestion de nos aliments et de nos pensées. Son bon fonctionnement apporte paix et satisfaction . Il permet d'avoir foi en soi. La divinité associée est Vishnou.

- Chakra n°4 "Anâhata" (signifiant "invaincu") est représenté par un lotus à 12 pétales, reliant le coeur à l'élément "air". Résidence du domaine du soi, de la femme intérieure, il concerne les polarités d'amour et de tristesse. Son bon fonctionnement apporte courage et sécurité et se relie à la déesse Durga, l'énergie féminine de Shiva.

- Chakra n°5 " Vishuddha" (signifiant "purifier")est représenté par un lotus à 16 pétales reliant la gorge de l'individu à l'élément "éther" . Siège du parent intérieur, il permet de dépasser le jugement les croyances incluses depuis notre enfance et d'accéder au discernement. Il permet un passage de l'énergie vers les chakras plus subtils. Son bon fonctionnement apporte communication et créativité. Sa divinité associée est Shiva.

- Chakra n°6 "Ajnâ" (signifiant "savoir, percevoir, diriger") "est représenté par un lotus à 2 pétales, reliant le chiasma optique (intersection des nerfs optiques) , dit "troisième oeil" à l'esprit. Son bon fonctionnement véhicule le pardon, apporte le sentiment d'appartenir à une conscience planétaire, à une unité et de sortir du jugement. La divinité associée est Shiva et sa shakti, et Ganesha comme lien entre le microcosme et le macrocosme.

- Chakra n°7 " Sahasrâra",dit "chakra couronne" (signifiant " lotus aux 1000 pétales), relie la fontanelle et s'ouvre au dessus de l'être à la vibration cosmique. Son bon fonctionnement apporte la conscience d'être connectée à l'humanité. Elle correspond au corps spirituel et universel. La divinité associée est Shiva.

Le parfum d'essence de lotus est considéré comme un élixir spirituel , permettant une meilleure méditation, l'obtention du calme et de la paix, la sérénité. Outre ses vertus religieuses, cette essence a des propriétés curatives en accélérant la guérison des maladies et calmer les légers déséquilibres émotionnels. Le "green lotus" est la variété regroupant le nombreuses propriétés médico-spirituelles facilitant notamment l'ouverture du chakra couronne, la confiance en soi, la guérisons de l'âme. Le "white lotus" donne une essence la plus reconnue et sacrée mondialement.La culture du lotus est liée essentiellement à des fins spirituelles dans les temples, et se fait dans les étangs. Le sud de l'Inde abrîte une culture importante de cette plante sacrée. Ses vertus thérapeutiques : tonifiantes, accroissent la concentration et la méditaion. Il nourrit aussi bien le corps et l'esprit.

- Le Pîppal en hindi, Ashvattha en sanskrit,Figuier sacré ou Arbre divin en Français.Cet arbre sacré est cité dans maints textes religieux, tels que le Mahâbharata, la Bhagavad Gîta le Râmayana, ou encore dans les Upanishads dans lesquels le pîppal est nommé arbre cosmique et éternel, symbole de la sagesse, de la toléranceIl figurait déjà sur les sceaux de terre cuite du peuple de la civilisation de la vallée de l'Indus, il y a plus de 5000 ans ! La particularité du Pîppal est d'avoir ses racines vers le haut donnant l'aspect d'acquérir l'énergie vital par le cosmos, le haut, d'où son caractère divin. Il est aussi l'arbre de l'éveil enraison de l'illumination atteinte par le Bouddha sous son feuillage. Les sages, rishis, ascètes et les yogis réalisèrent la plénitude de la mème manière. D'autres religions tels que l'Islam , le christianisme et le bouddhisme font référence au Pîppal comme arbre symbolique. Ses vertus thérapeutiques sont dues grâce à son fruit , la figue ayant des effets cicatrisants,anti-inflammatoires, nutritifs, aphrodisiaques, bactéricides, anti-cancéreux.

- Le Rudrâksha en sanskrit, ou Rudrakrash en hindi . Cette plante sacrée est en relation avec le dieu Shiva, nommé alors "Rudra" dans son aspect destructeur, se mettant en colère pour mettre fin à un cycle voué à se régénérer. Dans l'écrit post-védique du Mahabhârata, Shiva est décrit versant une larme faisant germée l'arbre Rudraksha ; ce dernier donne des graines aux vertus bonifiques les "rudrâ". les shivaïtes ont l'habitude de porter un chapelet constitué généralement de 108 ( chiffre sacré) graines de Rudrakshâ. Mais, l'importance spirituelle est si forte dans l'hindouisme, que ces chapelets peuvent se décliner sous différentes couleurs, avec un nombre différent de graines ces dernières à plusieurs facettes "Mukha". Le tout a une symbolique très prégnante. Ainsi, un rudra peut contenir une face ( très rare, se réfèrerant à Brahman), deux faces (le symbole de l'infinité),5 faces( les plus courants)... jusqu'à 21 faces ! Les vertus du rudraksha sont importantes, puisqu'il protège contre les influences néfastes, redonne force et inspiration, il catalyse l'énergie spirituelle, stimule le chakra du troisième oeil ( centre de la connaissance et de l'éveil). Son rôle est donc important dans la médecine ayurvédique puisqu'il permet de rééquilibrer les humeurs "les doshas", tonifie le corps et esprit, hypertenseur, expectorant, sédatif, anti-pyrétique, et agit comme un antibiotique naturel.

- La Shatâvarî : Satâvar en hindi ou Asperge sauvage en français.Citée dans les Veda, cette plante sacrée appartient aux plantes de la sagesse, facilitant l'énergie vitale, la prâna-shakti, paticulièrement chez les femmes. Ses vertus thérapeutiques : anti-inflammatoires, facilitant le sommeil, diurétique, phrodisiaque, et un excellent régulateur du cycle menstruel, stimulant de la lactation.

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Les plantes et Parfums:

Rôle et Diffusion du parfum dans le monde :

Pour parler des senteurs et des plantes, nous devons faire un petit voyage temporel : Il y a plus de 100 000 ans, l'humain néanderthal utilisait déjà le parfum des plantes pour rejoindre les divinités. Le sens olfactif était alors très développé, et supérieur à celui du goût développé ultérieurement grâce à l'évolution du mode de vie.

Dans l'évolution de l'humain à la nature, les plantes, par leur parfum, leur délicate beauté, et leurs propriétés thérapeutiques devinrent sacrées. Elles symbolisaient le lien, le médiateur, entre l'humain et Dieu, entre la maladie et santé, la mort et la vie éternelle. Le parfum contenant des huiles essentielles de plante ou de fleur fut reconnu pour ses vertus médicinales. La Cannelle, la myrrhe, l'ambre, l'aloès ou l'encens étaient des parfums régulièrement utilisés lors des rituels spirituels, dans les temples.

Dans l'Antiquité, les égyptiens mirent en valeur l'utilisation des onguents et des parfums, constitués de résines et d'huile afin de fixer les essences volatiles des plantes.

En Orient, Asie du Sud Est, tout comme à Rome, les dieux, ou Dieu étaient alors vénérés en tout premier lieu avec des parfums, puis par la suite, avec des épices. Les huiles parfumées avaient une place importante en Egypte, la Perse, La Chine, La Grèce, et L'Inde .

La Grèce développa, exporta huiles, cosmétiques, onguents,poudres parfumées et parfums et exporta son savoir faire au peuple romain. Ce dernier le diffusa dans toute l'Europe.L'occident découvrit les épices, les parfums d'Inde et de Chine après le retour des premières croisades, au IX et XIIIèmes siècles. Le commerce des parfums, à la côte proéminente, se fit essentiellement par voie maritime. Les ports importants comme à Alexandrie en Egypte, laissaient les navires suivre la route de la soie et épices jusqu'aux grands ports de commerce développés en Europe, notamment en Italie (Venise et Gênes).

L'Occident développa sa première eau de parfum qu'au XIVème siècle, grâce à une macération de plante (romarin) dans de l'alcool et ce n'est qu'au XIXème siècle que les senteurs orientales prirent tout leur essort en Europe.

Histoire et Rôle du Parfum en Inde :

En Inde, le parfum floral se traduit par le terme "vâsana" et "aromatique" par "sughanda". L'histoire des parfums est aussi âgée que la civilisation indienne. Les indiens ont développé très tôt l'art du parfum et des onguents, en extrayant des essences végétales à de des huiles aromatiques. Les recherches archéologiques ont mis en évidence l'importance des plantes chez les peuples de la Vallée de l'Indus installés en Inde. Des alambics vieux de plus de 5000 ans, ainsi que des pots en terre cuite contenant des onguents parfumés élaborés à partir de fleurs, légumes ou de produits animaux suggèrent la longue histoire du parfum indien.

Selon la tradition ayurvédique corrélée avec la période védique, il était important que tous les sens de l'humain soient en osmose et réceptifs à la nature, au cosmos. La plante et sa fleur sont considérées comme une forme achevée de la présence divine dans la création, contenant son l'élément bhuta "Terre". L'humain y est réceptif en raison des 5 bhutas présents dans son corps (terre, air, eau , feu et éther) . La résonnance se fait par l'élément "Terre" commun et ses sens.

La plus ancienne distillation fut mentionnée dans le texte ayurvédique Charaka Samhita.

Une légende raconte que la fabrication serait né dans l'état de l'Uttar Pradesh , en la ville de Kannauj : Attirés par l'odeur des bois brûlés par les sadhus lors des rites, des bergers auraient recherché les variétés végétales utilisées et ainsi découvert les propriétés de certaines plantes et fleurs .

Dès l'Inde antique, le parfum naturel était confectionné à l'aide de fleurs et plantes sacrées additionnées et infusées dans de l'eau ou dans une huile végétale. Le résultat délicatement parfumé revêtait un caractère sacré et servait à oindre lors des rituels.

Avec l'invasion musulmane, la désignation du parfun se fit sou le terme "ittar", signifiant "odeur". Au cours de l'histoire de l'Inde, l'ittar tient une place de choix auprès des rois et reines hindous, moghols, tout comme dans les rites religieux.

Très tôt, les femmes indiennes avaient pour habitude de se parfumer l'intégrité du corps avec un brûle parfum diffusant la fumée d'Akil composée d'encens, les plantes aromatiques, de fleurs, et écorces.

Les plantes, les fleurs dégageant leur arôme "rasa", une frêle beauté, relient la nature à l'individu. Associées aux actions médicinales, elles ont participé très tôt à la vie sociale indienne : naissance, célébrations religieuses diverses, rituels, cuisine, rapports amoureux et la mort. La nature et l'humain font donc Un.

Leurs utilisations sont diversifiées allant de la gastronomie (arôme dans les sucreries,dans le lait..) la médicine ( vertus ayurvédiques) , la cosmétique et parfum pour l'usage personnel ,et la religion ( aide à la méditation, ouverture des chakras, confiance en soi...)

Les plantes utilisées pour les parfums, ittars : le bakula, le bois d'aloès, la camphre, le champaka, le dhattûrâ, le frangipanier, le jasmin, le pin odorant, la rose , le santal, le vétiver.

Quelques plantes sacrées utilisées en cosmétique et parfums :

Voici quelques plantes utilisées pour les parfums, attars : le bakula, le bois d'aloès, la camphre, le champaka, le dhattûrâ, le frangipanier, le jasmin, le pin odorant, la rose , le santal, le vétiver.

-Le Bakula : en hindi "bakul" et sanskrit "Bakula", en français "Mimusyope elengi". Cet arbre à l'envergure digne de banian, du manguier et de l'ashokâ, existe sous une soixantaine d'espèce dont celle indienne pousse le long des route, à l'état souvage. Sa particularité est d'avoir des fleurs s'ouvrant le soir dont l'odeur est très enivrante. Ces dernières sont cueillies le matin et offertes aux divinités dans les temples.Grâce à ses propriétés, le bakula est très prisé dans la composition des parfums, attars, et cosmétiques. Comme toutes les plantes citées, il a des vertus thérapeutiques : digestives, dépuratives (sang), anti-anémiques, anti-migraineuse, anti-pyrétiques, tonique, et aphrodisiaques.

- Bois d'Aloès : en hindi Agar, et sanskrit "Agaru, Krishna Garu", en français Aquilaire. L'Aloès est un arbre dont la résine est très parfumée, proche du musc et santal. Cet arbre est relaté dans de nombreux ouvrages religieux dont la bible. Son bois permet la constitution d'encens variés auxquels sont rajoutés des plantes ou des fleurs ( jasmin, rose, champa, camphre, genévrier, santal, pin). Son arôme est offert aux dieux et intervient dans tous les rituels religieux. Le bois est également sculpté fournissant un artisanat très prisé. Certains de ces encens ont des vertus médicinales ; en outre, les différentes parties de l'arbre ont des vertus thérapeutiques : toniques, déodorantes, purgatives, anti-bactériennes, anti-asthmatiques, expectorantes, digestives, cutanées.

- Le Camphre : en hindi Kâpur, en sanskrit Karpûram. Le camphre appartient à la grande famille comrenant la cannelle et la casse. ( cf. épices) . Le bois, l'écorce et les feuilles fournissent une huile, transformée en cristaux ayant un degré de pureté diverse : certains sont tuilisés pour la distillation des parfums et les plus purs pour les rituels.Le camphre très connu aussi en Chine et Egypte 2000 ans avant J.C, ne fit son apparition en Europe qu'au XVIème siècle grâce aux voyages des explorateurs portugais. Le camphre a une place très importante dans la vie indienne, participant aux grands évènements : la naissance, le mariage, la prise du cordon brahmanique, la mort, les offrandes. En Yoga, il a pour fonction d'ouvrir les chakras et purifier les canaux subtils "nâdis" véhiculant l'énergie jusqu'aux xhakras. par ailleurs, il agit sur la vigilance et la méditation. Ses vertus thérapeutiques : purifiantes, sédatives, décongestionnantes (bronches), puissant analgésique et antiseptique. Il est reconnu aussi pour son action aphrodisiaque.

-Le Champaka : en hindi "Champac" et sanskrit "Champaka", en français "Champac". Cet arbre à la beauté sublime est nommé par quarante appellations différentes en sankrit, "Vâna dipa" ( lumière des forêts) , ou Vâna -malika" (seigneur des forêt). La poésie le loue en raison de ses fleurs très parfumées aux couleurs jaune d'or - orange, symbolisant la sensualité féminine. Cet arbre est sacré et identifié à Lakshmî , déesse de la prospérité. Les fleurs agrémentées en guirlandes font partie des offrandes, et remises autour du cou des divinités.Sa fragrance très recherchée est utilisée en cosmétique, fabrication de parfums et attars. Les femmes portent les fleurs dans leur chevelure, se parfumant ainsi naturellement toute la journée. Ses vertus thérapeutiques : toni-cardiaques, anti-pyrétiques, stimulantes, diurétiques, digestives, expectorantes, traitement des troubles nerveux.

-Le Dhattûrâ ( appellations hindi et sanskrit identiques ) , en France, il porte le nom de "chasse taupe". Cette plante sauvage est connue depuis la Haute Antiquité. Ses origines remonteraient à sa présence le long des rives de la mer caspienne. Son exportation aurait été faite par les tribus nomades se rendant en Inde, Moyen Orient , et Grèce. Dans ce pays, les feuilles de Dhattûrâ étaient brûlés à des fins divinatoires. Son parfum fort, capiteux, et fruité, similaire à celui de la fleur de tiaré, en fait une plante importante dans la composition de parfums et cosmétiques. Elle a même la particularité d'attirer les serpents, qui s'y enivrent. En effet, la plante contient un alcaloïde qui provoque des effets narcotiques. Les médecins ont toujours utilisé le dhattûrâ avec précaution. Les effets thérapeutiques obtenus concernent : la diminution des spasmes, soin des troubles nerveux, asthmatiques, bronchiques, anti-inflammatoires. C'est aussi un excellent aphrodisiaque (réalisé à partir de la poudre des graines), prôné par le célèbre ouvrage du Kâma-sûtra .

- Le Frangipanier : en hindi Camelî, gôlenci, en sankrit Kshîrachampaka. La particularité de cet arbre tient à sa fleur : outre sa fragrance extrèmement délicate, cette dernière ne fane pas lorsque l'arbre est mort ! d'où une grande symbolique donnée aussi bien par les hindous, bouddhistes et musulmans sur l'immortalité, la sagesse. Le Frangipanier est donc souvent planté à proximité des temples, des stûpas et tombes musulmanes. En raison de son caractère sacré, il peut porté le nom "d'arbre pagode".Son bois est utilisé pour la sculpture, entre autre des bouddhas; Les moghols très fervents de cette fragrance fabriquaient des parfums fort capiteux. Jahangir en était adepte. Les femmes indiennes tressent les fleurs dans leurs cheveux, se parfumant ainsi naturellement . Les vertus thérapeutiques :anti- rhumatismes, problèmes cutanés, les inflammations, ulcères.

-Le Jasmin : en hindi Chaméli ou Mogra et en sanskrit Jâtî. Le jasmin royal se traduit par "yasmin" en Persan, d'où le nom de Yamunâ , prénom féminin très commun en Inde ! Le jasmin est une plante très populaire dans toute l'Inde : les femmes le nouent dans les cheveux, le mettent en parure aux oreilles et constituent des bracelets . Il est utilisé depuis des millénaires comme cosmétique, ses pétales ayant des vertus tonifiantes pour le visage et sa pulple calmant les irritations occulaires.L'ayurvéda utilise une dizaine de variétés pour ses propriétés thérapeutiques (contre le refroidissement, antibactérienne, tonique pour la peau..). Dans les textes spirituels et poèmes , des citations relatent l'offrande du jasmin blanc à Shiva en raison de son nom Mallik-arjuna, le Seigneur blanc comme le jasmin. Pour les rituels, le jasmin est offert au lingam. Il augmente les qualités spirituelles d'amour et de compassion, apaise le mental.

- Le Pin Odorant : en hindi "kévdâ" ou Kédgî", en sanskrit "Kétakî. Cet arbre appartenant à une famille de plus de 600 espèces, est cultivé dans l'Est de l'Inde. Il a la particularité de contenir une essence très rare, dont la fragrance douce-amère est proche du musc. Cette dernière est si intense qu'elle a la particularité d'attirer les serpents. Aussi, le Kévdâ n'est -il jamais planté à côté d'une maison. Très recherché, il entre dans la composition d'attar très prisé, nommé "Kévdâ attar" ( macération des fleurs mâles et feuilles) ; Les empereurs moghols Babûr et Jahangir en étaient très fervents , le préférant au musc. Son huile est aussi utilisée en médecine dont les vertus sont dépuratives, digestives, anti-pyrétiques, toniques, émollientes.

- La Rose , en hindi "Gûlab", en sanskrit "Shatapatri" ; En Inde, la rose est le lotus de coeur, faisant le relais avec l'esprit. Elle se définit comme la fleur de l'Amour. Elle fait partie des offrandes aus divinités et aux amoureux.Pour les musulmans, la rose est similaire au statut du lotus pour les hindous. La rose sacrée est originaire de Damas, dont les pétales sont immaculées avec un coeur rouge. Elle fit son apparition en Europe au retour des croisades, au XIVème siècle. Elle permit la constitution de l'attar, ce parfum si précieux, réalisé par macération des pétales dans l'huile, fort utilisés en Moyen Orient. Les empereurs moghols dont Jahangir en étaient fervents. Par ailleurs, ils utilisaient la rose dans l'art culinaire, principalement dans les desserts et sirop ( gulkhand). L'eau de rose fut créée par un Persan au Ier siècle après J.C. Les vertus médicinales : ( les boutons sont riches en vitamines C ) : elle calme les inflammations, les maux de gorge, est laxative en association avec du meit; et régularise les menstruations.

- Le Santal , en hindi Chandan, en sanskrit Sandana. Originaire du sud de l'Inde, le Santal offraant une fragrance chaude et boisée est un arbre sacré, à la même place que le lotus, ou l'eau du Gange, fleuve sacré. Dans les textes mythologiques, le santal était gardé par des serpents dont le venin mortel avait comme antidote la fragrance de l'arbre. Connu depuis plus de 5000 ans, il est utilisé aussi bien en cuisine, médecine, cosmétique, encens et parfums. Par contre, il ne fit son apparition en Europe qu'au XIXème siècle, sous Napoléon III. En Inde, le santal est fait partie intégrante des rituels et de la vie sociale : naissance, prise du cordon brahmanique, marques corporelles lors de rituels, marques frontales sur les vishnouïtes et shivaïtes, offrandes aux divinités (ces dernières peuvent être recouvertes de pâtes de santal) , bûchers funéraires de familles riches,rites védiques lors des offrandes au feu.En cosmétique, les femmes utilisent le santal blanc pour se parfumer, se rafraîchir la peau. Il est également un excellent déodorant. Son huile est prisée pour la composition des parfums (le santal blanc est recherché par les grands parfumeurs occidentaux, le santal rouge n'ayant pas d'odeur) et tonique. L'ayurvéda l'utilise en cosmétique pour les soins du cuir chevelu, les soisn de la peau, les shampooings, les massages; En Yoga, le santal est reconnu pour activer le 6ème chakra "ajna chakra" (troisième oeil) et en tantrisme pour transmutter l'énergie sexuelle en énergie spirituelle; Ses propriétés spirituelles : amélioration de la concentration ,méditation, purifie le mental et aide au discernement. En médecine, il est utilisé comme rafraîchissant, tonique, régulateur du système nerveux, digestif, traite les problèmes de peau, expectorant et anti-bronchique, désinfectant, améliore la mémoire, et aphrodisiaque comme le relate le Kâma Sûtra.

- Le Vétiver, en hindi "Khas", en sanskrit "Ushîra". Le terme Vetiver provient du tamoul "vettivar", signifiant "coupé avec une hachette", outil pratique pour sectionner ses racines spongieuses. Ces dernières sont utilisées dans la vie sociale, permettant par tressage, de constituer des éventails, des paravents et des nattes. Son huile,réalisée à partir de la macération des racines dans l'eau, sert à fixer d'autres parfums, et entre dans la composition des parfums et cosmétiques orientaux et occidentaux. Sa senteur fraîche, relaxante, et boisée apporte une sentation de bien être. Les femmes orientales la mélangent au santal rouge et d'autres végétaux pour obtenir une pâte aux vertus relaxantes et rafraîchissantes. L'huile intervient dans l'art culinaire ( desserts et boissons) et dans la médecine ( tout comme les racines ) : les vertus sont : rafraîchissantes, stimulantes, dépuratives, sédatives, anti-inflammatoires, digestives.

 

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Sommaire :

- Sept fleuves sacrés

- Les monts sacrés

- la végétation sacrée

- les animaux sacrés

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Les chakras, lotus et centres d'énergie pour la kundalini :

Fortement ancré dans la société indienne, le symbole du "chakra," (roue) figure sur le drapeau indien, au centre de la bande blanche médiane, relatant deux faits historiques majeurs : la vie d'Ashoka, troisième empereur Maurya qui se convertit au bouddhisme et changea sa vision de la société pour prôner l'ahimsa (non violence) et le rouet remis à l'honneur par Gandhi pour valoriser l'Inde rurale et le changement vers une indépendance du pays.

Dans l'Inde très ancienne et dans l'hindouisme, la notion de "roue", de "chakra" est un symbole solaire universel indiquant la puissance de Brahman, l'énergie cosmique sur l'ignorance.

Figuré par un lotus dont le nombre symbolique de pétales diffère, le chakra-lotus est en correspendance avec une ou plusieurs divinités dont les grands gouvernants sont Shiva et sa Shakti.

Les Védas répertoriaient 88 000 chakras regroupés en 7 grands centres. Ces conceptions permirent la mise en place de la médecine ayurvédique vieille de 5000 ans.

Dans notre corps circule donc un souffle vital, une énergie divine subtile. Son passage se fait au travers des chakras dans le sens du périnée vers le sommet du crâne. Tourbillonnant dans le sens des aiguilles d'une montre, ces lotus assurent une harmonie corporelle et psychique ; le blocage de l'un d'eux entrainerait un dysfonctionnement de l'appareil psychomoteur humain une pathologie.

L'Inde, et l'hindouisme relient toujours l'humain à la nature, à l'univers, toutes ces parties ne faisant qu'Un : Brahman, Etre Suprême, énergie cosmique présente en tous points. C'est dire l'importance de la nature sacrée, de son utilisation pour aider l'humain dans son harmonie psycho-corporelle et dans sa spiritualité.